[Playlist] Saison 3, Novembre 2018

dialna - Playlist novembre

Novembre vient de finir, et Winter is coming. C’est le moment où on a envie de rester au chaud à la maison plutôt que de subir la pluie et le froid. Ne bougez plus. La playlist Dialna du mois de Novembre débarque dans vos oreilles. On vous réchauffe avec Sade, Baloji, Asmahan, et tant d’autres. Votre café est prêt ? C’est parti pour la playlist de Novembre !

 

Michel Legrand : Les moulins de mon coeur / Hiba Tawaji : La Bidayi Wla Nihayi

Quand on a demandé à Rachid de sélectionner un morceau pour illustrer sa lecture dans le dernier Jamais sans mon livre, on n’a pas eu à attendre longtemps pour une réponse. Il nous a cité sans hésiter Les moulins de mon coeur de Michel Legrand. Un classique de la musique de films (L’Affaire Thomas Crown), pour lequel il a d’ailleurs gagné un Oscar, La chanson a d’abord été écrite en anglais, puis traduite et interprétée en français par Michel Legrand lui même. Elle fait partie des chansons les plus reprises, alors on a décidé de vous rajouter la version en Arabe en plus de l’originale, interprétée par Hiba Tawaji, intitulée La Bidayi Wla Nihayi.

 

Sade : Feel no pain / The big unknown

Deux jours à peine après qu’on ait choisi Feel no pain en son du lundi, la grande Sade revenait avec le morceau The big unknown, issu de la bande originale du film Widows, réalisé par Steve McQueen (12 years a slave), que nous avons hâte de voir. Du coup ça nous fait deux fois plus de Sade pour notre playlist. Qui a dit que ce n’est pas encore assez ?

 

Kery James : Douleur ébène

« Étranger, quoi que je fasse, je n’serai jamais à ma place
Noire est ma couleur, et pas qu’en surface »

Rien de plus pertinent que le titre Douleur ébène de Kery James pour illustrer notre interview des deux auteurs de Noir entre peinture et histoire. Remettre la présence noire au coeur de la recherche historique et artistique, c’est la démarche de ces deux historiens. C’est aussi ce que fait Kery James tout au long de sa carrière. Et le clip est superbe.

 

Baloji  : L’hiver indien / Tout ceci ne vous rendra pas le Congo

On va finir par vous mettre tout l’album 137 avenue Kaniama de Baloji dans notre playlist ! Pour revenir sur son concert parisien, on vous propose cette fois le morceau L’Hiver Indien. Il y aborde l’histoire d’un exilé se confrontant à la froideur du continent européen, sur une musique très festive. Le titre avait d’ailleurs été sélectionné pour figurer sur le jeu FIFA 18 ! On ne pouvait pas s’empêcher de vous proposer également un classique issu de son premier album, Hôtel Impala. Il s’agit du très politique Tout ceci ne vous rendra pas le Congo, qu’il interprète à chaque fin de concert.

Gaël Faye : Balade brésilienne feat Flavia Coelho

Le retour de Gaël Faye avec un EP, et surtout une collaboration avec la grande Flavia Coelho, ça valait bien un son du lundi, non ? Balade brésilienne nous raconte la rencontre entre un français et une brésilienne et leur dialogue amoureux.

Asmahan : Ya habibi taala elhaani / Yasmin Hamdan : Balad ?

Quel dilemme de devoir choisir UNE chanson de la grande Asmahan pour illustrer son portrait! Ya Habibi taala elhaani est l’un de ses tubes les plus connus. Elle y raconte un amour qui la consume pour un homme qui la rejette et ne soucie pas d’elle. La chanteuse libanaise Yasmine Hamdan a été inspirée par Asmahan, notamment pour chanter en arabe. Du coup, on vous remet son morceau Balad.

Snoh Aalegra : Fool for you

La belle suédoise d’origine iranienne, Snoh Aalegra a sorti l’année dernière son album Feels,Fool for you dont est extrait le superbe ,que nous avions choisi en son du lundi. À tout juste 30 ans, la jeune femme n’en est pourtant pas à ses débuts dans le milieu. Elle signe son premier contrat à 14 ans avec la filiale suédoise de Sonny, sans pour autant aboutir à une sortie de disque. On attend la suite de sa carrière avec impatience.

 

Les colombes de la révolution : Hommage à Mohamed Maïga / Rocé : Seul feat Archie Shepp

Mohamed Maïga était un journaliste malien qui avait interviewé le Président Thomas Sankara au Burkina Faso, anciennement Haute Volta. L’entente entre les deux hommes unis par les mêmes idéaux fut telle que le journaliste devint l’un des proches conseillers du Capitaine Sankara. Au début de l’année 1984, Mohamed Maïga meurt suite à ce qui ressemble à un empoisonnement. Thomas Sankara demande à une des chorales qui chante après chacun de ses discours de créer un morceau en hommage à celui qu’il considère comme son frère. Pendant les recherches sur son projet « Par les damné.e.s de la Terre », le rappeur Rocé découvre cette chorale, Les colombes de la révolution, formée par le musicien Abdoulaye Cissé, qui lui révèle l’existence d’un morceau en hommage au journaliste. Le morceau est encore sur bande, et appartient à la radio publique du Burkina Faso. Il finit par récupérer la bande, la numérise, et l’envoie à la fille du journaliste, la comédienne Aïssa Maïga. Alors qu’elle prépare un documentaire sous forme d’enquête sur la mort de son père, elle découvre cette chanson qu’elle n’avait jamais entendue : « J’ai eu une sensation de réparation en écoutant ce morceau, j’ai pu transmettre une histoire de plus à mes enfants ».
Avant de sortir cet album historique, Rocé a quand même grandement participé au patrimoine culturel du rap en français. Et puisqu’il a mentionné le grand Archie Shepp dans notre interview, on ne pouvait pas passer à côté du morceau Seul.

Melissa Bon : Nomad

Une voix épurée, une musique planante, un clip futuristique, il ne nous a pas fallu longtemps pour vouloir mettre en avant Melissa Bon dans le son du lundi sur Dialna. Le morceau Nomad vous incite au voyage intérieur, le plus beau des voyages … On attend la sortie de l’album avec hâte. Rendez-vous en 2019.

 

Yann Tiersen : La valse d’Amélie (version piano) / Nabyla Maan : Chams Al-Achia

Pour illustrer le portrait de Zainab Fasiki, on a décidé de lui dédier deux chansons. Tout d’abord un extrait de la BO du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, composée par Yann Thiersen car elle est fan du film et du personnage, il faut dire qu’elle lui ressemble 🙂 Yann Thiersen a réussi un exploit en réalisant cette B.O de film car la musique est aussi connue dans le monde, que le film lui même. Et il faut bien l’avouer la musique colle à la perfection aux images !
La diva Nabyla Mann est comme Zainab originaire de la ville de Fès. Elle nous embarque dans un univers feutré et raffiné, comme cette superbe cité. Nabyla Mann dépoussière les musiques traditionnelles marocaines. Passionnée par la musique et la composition depuis son enfance, Nabyla Maan enregistre pour la première fois en studio grâce à un cadeau d’anniversaire pour ses 16 ans, de la part de sa tante Ouafae Bennani, qui deviendra son premier manager. Grâce à ces séances, elle obtient rapidement un contrat et publie en 2005 son premier album intitulé D’nya, produit par la maison de disques Platinium Music, qui se vendra à quelques centaines de milliers d’exemplaires. À 19 ans, elle était la plus jeune chanteuse arabe et africaine à se produire à l’Olympia de Paris (RESPECT ! )

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