[Musique] Makichi : I lust you

Dialna - Makichi

Avec le groupe Makichi, l’Iran est à l’honneur cette semaine sur Dialna, tout comme dans le podcast L’Orient à l’envers, avec qui nous avons un partenariat. Une culture perse riche, multiple et ancestrale que représente ce groupe, composé de Sonia Kelichadi et Farshad Khosnhnoud (aka Ash), et formé en 2015, en Iran.

Le père d’Ash est un compositeur reconnu en Iran, et toute la famille joue de la musique à Téhéran. À 12 ans, se met à jouer plusieurs instruments, dont le violon, la guitare, puis la basse. Il se tourne alors vers le rock underground à 19 ans (ndlr : la loi iranienne interdit la pratique de certaines musiques).
Sonia naît à Strasbourg, elle aussi issue d’une famille iranienne mélomane. Chacun y joue d’un instrument. À l’adolescence, elle commence à jouer du Tar, un instrument à cordes que l’on trouve notamment en Iran. 
Ash étudie la musique au Conservatoire et part étudier le cinéma à Londres. Il revient ensuite en Iran pour se consacrer pleinement à sa première passion. Il écrit et sort son premier album instrumental en 2013, tout en travaillant comme bassiste pour des bandes sons publicitaires ou comme compositeur pour d’autres artistes.
Sonia, elle, part faire ses études de journalisme à Téhéran, avant de revenir à Strasbourg. Mais sa passion pour le chant et les instruments iraniens la pousse à retourner en Iran, en 2015. Elle y rencontre Ash, et le coup de foudre musical et amoureux. Le groupe Makichi est créé et leur premier album Running From Exhaustion, basé sur les haïkus du cinéaste iranien Abbas Kiarostami, sort en 2016.   
Dialna - Makichi
Makichi
(DR)

Le nom du groupe est composé de trois mots en persan. Ma / Ki / Chi signifient : Nous / qui / quoi, comme une plongée métaphysique dans le psyché des deux jeunes gens.

En 2021, le groupe sort donc leur deuxième album, The Rain Stopped. L’exil et l’asile forment ses fondations qui relatent toute une expérience : celle d’être iranien en Iran puis iranien en France. L’album puise dans le mysticisme, le rituel, l’illumination, et la liberté.

Makichi propose un véritable voyage intérieur pour mieux se découvrir, et forcément mieux s’aimer. 

L’album est constitué de 10 morceaux avec des titres très simple et épurés comme leurs sons Antrakt, Opposit, You, Out mais nous allons nous intéresser au morceau  « I Lust You »  le titre est anglais mais la chanson est chanté en perse.

Dialna - Makichi
Makichi – The rain stopped (DR)

Il faut lâcher prise pour écouter ce son, il faut laisser la musique entrer en soi, pour pouvoir vibrer sur la voix de ce duo qui nous conte une histoire entre douceur et rugosité, entre rêve et cauchemar. A la fin de ce morceau les deux voix fusionnent, afin d’atterrir en douceur dans notre monde réel.

Un album qui s’écoute dans la nuit face aux étoiles et qui nous pousse vers un autre ailleurs entre la France et l’Iran.

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