[Photo] Yassine Sellame, this Marrakchi Dude !

dialna - Yassine Sellame

Parfois on fait des découvertes photographiques extraordinaires dans des lieux complètement improbables ! En effet la première fois que j’ai vu le travail de Yassine Sellam, jeune skater-photographe marocain, c’était dans un café underground, au milieu de la ville universitaire de Pilsen en république Tchèque pour l’arabfest. Une bande de skaters s’est occupé de l’expo tout en train de boire des bières et de skyper avec l’artiste en direct de Marrakech ! Vous voyez le tableau ?

J’étais certainement la seule Franco-marocaine-photographe dans cette salle et j’observais cette organisation avec beaucoup d’amusement et de fierté ! La jeunesse artistique marocaine est en marche les ami-es !

Car les photos qui étaient accrochées sur le mur, étaient tout sauf amateurs. Je sentais bien une maîtrise du sujet et de la technique. La série s’appelle : Marrakesh on Skateboard, une vision fraîche et moderne de la communauté de skaters à Marrakech.

dialna Yassine Sellame
©Yassine Sellame

Il a réalisé cette série comme un journal intime au sein de la ville rouge. Les images oscillent entre le portrait, les objets et la rue. A travers ses images, il nous plonge directement dans sa vie, on sent un parfum de jeunesse. Cette lumière ocre marrakchie, que l’on trouve nulle part ailleurs délave la surface de la pellicule. Les photos étaient accrochées en ligne comme une pellicule, la scénographie était vraiment adaptée au sujet.

dialna - Yassine Sellame
montage de deux photos de ©Yassine Sellame

 

Sur un point de vue technique : « Well, jeune homme chapeau bas ! » Toutes ses photos sont réalisées en argentique, 35 mm avec des pellicules périmées, ce qui donne à son travail une température de couleur très chaude, comme sa ville Marrakech. Les images sont rugueuses, il laisse la poussière, le flare et les tâches, rien n’est lisse et ça donne un univers super authentique.

dialna - Yassine Sellame
©Yassine Sellame

Je me suis posée la question, où a-t-il pu développer ses pellicules, puisque au Maroc il n’y a plus de laboratoire argentique (aux dernière news)… Et bien il développe ses pellicules couleurs tout seul !! Good Lord ça existe encore des jeunes qui aiment le développement couleur ? ( le C41 une des techniques de laboratoire, les plus relou qui soit, car la température du révélateur ne doit pas bouger de 37,8 °C non stop !)

Dialna - Yassine Sellame
©Yassine Sellame

Au tant vous dire qu’à ce moment j’ai eu envie de l’adopter, ce garçon ! Yassine Sellame fait partie de ces gens qui impulsent un renouveau à ce monde, en utilisant des vieilles techniques photographiques. Il réinvente un univers visuel, bravo à ce jeune homme passionné et travailleur.

J’étais vraiment fière de lui  dans cette partie de l’Europe, où il a montré un travail maitrisé et poétique.

Tbarkellah hlik y a ould bladi <3

dialna - Yassine Sellame
©Yassine Sellame

Vous pouvez bien sûr le suivre sur Instagram. Ami-es galeristes et éditeur-trices, jetez un coup d’œil sur son taf, c’est un jeune homme à suivre !

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