[Musique] Boutaiba Sghir, the king of raï

Oui oui ami(e)s lectrices / lecteurs vous avez bien lu ! Le king du raï c’est pas Khaled mais bel et bien Boutaiba Sghir !

J’ai découvert cet artiste à la voix rugueuse, il y a quelques années de cela via ce morceaux tout en cuivre accompagné par le grand trompettiste Messaoud Bellemou

Boutaiba chante l’amour charnel, l’alcool et les sentiments non partagés avec sa voix rauque qui est juste un nectar pur, il nous embarque dans les méandres de son d’âme. C’est ça le raï, des émotions à vif sans filtre, sans tabou, sans retenue, de la musique de « skairi » comme j’aime !

Né le à Chaabet El Ham aussi connu sous  « perle de l’Oranie » en Algérie, il connait son premier succès en 1963 avec le morceau El caoucaou (cacahuète en arabe)  cette chanson raconte un gouter sensuel au bord d’une rivière avec sa bien aimée Fatna. Il a aussi chanté le classique, superbe « Zina Diry l’atei » bien avant le groupe rai n’rai ou cheb Khaled, qui d’ailleurs dira de lui : « Je ne suis pas le roi du raï, je ne suis que l’ambassadeur. Le vrai roi, c’est Boutaiba Sghir, c’est lui qui m’a tout appris »

Boutaiba n’est pas dupe il répondra lors une interview radio sur FIP  : » Khaled est un malin, il a attendu 20 ans pour me couronner roi du rai, il a quand même construit sa carrière sur ce titre qui n’est pas le sien ».

Après l’assassinat de feu Cheb Hasni, comme de nombreux algériens, il viendra s’installer en France où il est aujourd’hui retraité. Il a longtemps connu une période musical désertique et puis un jour des américains de Seattle réalisent un 33 tours mitonné aux petits oignons avec des morceaux de Bouteiba sur la face B.

Ce trésor musical s’appelle 1970’S Algerian Proto-Rai Underground compilé par Hicham Chadly  et à partir de là, la reconnaissance va vraiment s’installer. Il se produit sur scène notamment avec Khaled et il continuera à demander aux femmes où sont les Zagharits aka les Youyouyou,..

En reconnaissant  des artistes comme Bouteiba Shgirh, on reconnait un patrimoine culturel énorme qu’est la naissance du raï, en reconnaissant cette richesse, on se réapproprie notre identité et notre personnalité par la même occasion.

Merci à toukadime pour leurs précieuses informations.

 

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