[Playlist] Janvier 2022, Saison 6

Janvier dure officiellement 31 jours. Mais en ressenti, on est souvent au double. Pour vous accompagner dans cette fin de mois, la playlist de Janvier 2022 est enfin là ! On a une grande dominante de musique nord-africaine sur ce numéro. Et ce n’est pas pour nous (vous) déplaire ! C’est parti !

Sameer Ahmad : Vera Cruz

Le rappeur montpelliérain d’origine irakienne revient avec un nouvel opus, Effendi. Un véritable bijou d’écriture ciselée, cinématographique et de prods jazzy, qui nous permet de découvrir entre autres le superbe titre Vera Cruz, choisi par notre ami Mouloud-J pour le premier son du lundi de l’année. Sameer Ahmad, c’est un véritable puzzle de références culturelles, qu’elles soient musicales, cinématographiques ou artistiques, qu’on se prend en pleine face, pour notre plus grand plaisir.

El Ghalia : H’na ou l’hih

Pour illustrer cette Conversation Dialna spécial musiques nord-africaines, et pour compléter la playlist de l’épisode, on a pioché dans les références de nos invitées. On commence donc par l’Algérienne El Ghalia, avec le titre H’na ou l’hih. El Ghalia était l’épouse de Salah Sadaoui, dont elle a interprété les compositions dans les années 60 et 70, notamment dans le cabaret qu’il tenait à Paris, l’Oasis.

Houcine Slaoui : Aziz Oualain

Direction le Maroc, avec Houcine Slaoui, et le titre Aziz Oualain. Considéré comme le père de la musique châabi au Maroc, Houcine Slaoui est un chanteur, musicien, compositeur très populaire au Maroc. Il s’installe en France très jeune et côtoie d’autres immigrés musiciens comme l’Algérien Missoum, ou le Tunisien Mohamed Jamoussi.

Mohamed Jamoussi : El fenn El fenn

Et c’est d’ailleurs Mohamed Jamoussi que l’on retrouve avec El fenn El fenn. Le chanteur, compositeur, poète tunisien commence une carrière artistique d’abord à Paris, il retourne en Tunisie dans les années 40, où il poursuit sa carrière musicale, en y ajoutant le théâtre et le cinéma.

Anitta : Faking Love feat. Saweetie

C’est toujours un kiff de voir des femmes de talents collaborer et produire des bijoux artistiques. Alors mettre à l’honneur Anitta, une des plus grandes chanteuses brésiliennes et Sawettie, rappeuse nouvelle génération en son du lundi, c’est une évidence et un plaisir ! Un morceau misandre et entêtant comme on les aime. 

Rage Against The Machine : Killing in the name

Kill in the name est l’hymne international des blessé.e.s du système. En cette période politique tendue en France, mettre ce groupe et cette chanson en avant nous semblait plus que nécessaire. Il est important d’exprimer sa rage et de ne pas plier face à cette atmosphère anxiogène. Il est primordial de légitimer sa colère envers les dominants.

Zack de la Rocha : Digging for Windows

Rendre hommage au parcours et à la personnalité de Zack de la Rocha est une piqûre de rappel nécessaire pour nous toustes. Nous rappeler qu’il y a des combats que nous ne devons jamais abandonner même quand nous sommes fatigué.es par ce système. Ce morceau Digging for windows est un cri obsessionnel. Du grand De La Rocha. 

La Zarra : Tu t’en iras

La belle découverte de cette fin d’année 2021, c’est la Zarra. Québécoise à la voix de diva, univers glamour, prods ultra moderne, La Zarra nous a envoutées avec son album Traîtrise. On ne peut s’empêcher de fredonner le titre Tu t’en iras, dès la première écoute. Quelle efficacité !

 

Noura : Ya rabi sidi

Hajer Ben Boubaker nous a souvent cité la chanteuse Noura, que ce soit dans notre dernier épisode des Conversations, mais aussi dans son interview. Cette chanson qui parle d’exil du point de vue de la mère restée au pays est une véritable Madeleine de Proust pour de nombreuses personnes issues de cette immigration nord-africaine.

Haroun : Au front

On a aussi tenu à choisir un morceau de rap français pour parler de Hajer Ben Boubaker. Au front de Haroun apparait dans les références du premier épisode de la série RAPZA sur Vintage Arab, en compagnie de Bachir de Toukadime. On vous conseille bien entendu l’écoute de cette série. Et puis, en vérité, il n’y a que des bonnes raisons d’écouter la Scred Connexion…

 

Bonus Yennayer

En Janvier, c’est aussi Yennayer, le nouvel an Amazigh. Être Amazigh, c’est partager une culture, une terre, une lutte contre l’effacement. Les tenues, traditions, bijoux, tatouages imazighen ne sont pas un déguisement, n’en déplaise à des starlettes libanaises … Pour l’occasion, nous avons sélectionné deux titres, un du Maroc, un autre d’Algérie.

Bnat Oudaden : Illlayin Wino Ghojarif

Allez hop ! Dès les premières secondes, prenez-vous un zagalite et une energie de chleuh dans les oreilles ! Il est important de valoriser les voix féminines amazigh. Bnat Oudaden a fait les beaux jours des cassettes VHS, elle a chanté en Chleuh du Souss dans tout le royaume et en Europe. Dans ses chansons ce sont les hommes les choristes et elle la cheftaine ! 

Djurdjura : Azemour

Il y a quelque chose de sacré dans ce groupe Djurdjura qu’on ne saurait pas expliquer. Est ce leurs voix cristallines qui font vibrer nos cœurs à chaque note ? Elles furent un des premiers groupes féminins à venir chanter à la télé française habillée en tenue traditionnelle kabyle. Elles ont toujours porté haut et fort la culture amazigh. Ce morceau est une déclaration d’amour à la terre Kabyle et à la cueillette des olives. Merci aux sœurs Djurdjura d’avoir été des ambassadrices de la culture amazigh.

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