[Musique] Omar Offendum : I love you

Dialna - Omar Offendum

Rap et amour ont toujours fait bon ménage, contrairement à ce que pensent les mauvaises langues. La preuve ? Le morceau I love you du rappeur américain d’origine syrienne, Omar Offendum, notre son du lundi, cette semaine.

Omar Offendum a commencé sa carrière musicale au sein de différents groupes, comme The N.O.M.A.D.S, ou encore The Phillistines, et a collaboré avec des rappeurs issus du monde arabe, comme Narcy. La carrière solo d’Omar décolle après que son morceau  #Jan25, inspiré du Printemps Arabe en Égypte cartonne sur les réseaux sociaux, en 2011.

Dialna - Omar Offendum
Omar Offendum (Twitter) (DR)

Omar Offendum est un des pionniers, si ce n’est un des précurseurs de la scène américano-arabe au sens large, et en particulier dans le rap. Il n’a eu de cesse de mêler ses cultures, ses deux langues, l’arabe et l’anglais, toutes ses influences, le tout, avec un discours politique bien établi. Pour lui, son amour du hip-hop et la volonté de renouer avec ses racines arabes, dont la poésie, sont à la base de son travail.

Son nom de scène est à l’image de cela : Offendum est une référence au grade militaire de l’empire Ottoman « effendi », et un jeu de mots sur l’expression anglophone « offend them » (les offenser). Il inspire le respect des uns et vexe l’égo des autres. Une preuve explicite qu’il est dans la bonne direction.

Omar Offendum a toujours mis en avant la nécessité d’un accès à l’éducation, à la culture d’un engagement profond. L’après « Printemps Arabe » marque un tournant pour le jeune homme, car sa musique est dorénavant perçue à travers le prisme des politiques dans les pays Arabes notamment.

Ses morceaux se sont faits un peu plus rares depuis la guerre en Syrie, car les activités humanitaires du rappeur ont pris plus d’importance. Son deuxième album, Eye Know Faces, sort en 2017, et depuis il se remet à proposer des collaborations et de nouveaux projets.

Cette année, il sort le petit bijou, I love you, dans lequel il s’inspire du poète syrien Nizar Qabbani. C’est le deuxième single de l’album Lost in translation, qui vient de sortir, après le superbe Samradans lequel, il célébrait les femmes du Moyen-Orient.

 

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